Comment le coton est transformé en tissu ?

Découvrez comment le coton est transformé en tissu. Nous utilisons d’ailleurs cette matière pour réaliser nos créations.


Présentation du coton


Le coton est une fibre végétale issue du cotonnier. C’est la fibre naturelle la plus produite et la plus utilisée.


Il existe en une trentaine d’espèces mais elles ne sont pas toutes utilisées pour la production de textiles. Le coton peut vivre une dizaine d’années et atteindre 10 mètres de haut.


Pour sa culture on préfère des variétés annuelles limitées à 1 mètre de haut. Le coton produit des fleurs jaunes ou blanches à 5 pétales. Son fruit quant à lui est une capsule.


Culture du coton


Le coton pousse dans les régions à climat chaud et humide. Les 4 pays assurant les trois quarts de sa production mondiale sont la Chine, l’Inde, les États-Unis et le Pakistan.


Il a besoin de beaucoup d’eau, d’engrais et d’espace. D’autant plus que sa culture assèche des kilomètres entiers. Par exemple la mer d’Aral en Asie centrale a perdu 90% de son volume et 75% de sa surface à cause de la culture du coton.


Étant fragile, il a aussi besoin de beaucoup de pesticides et d’insecticides.


Lorsqu’il est cultivé biologiquement aucun produit chimique est utilisé, il demande moitié moins d’eau et les cultures sont en rotation constante pour oxygéner la terre. Cultivé ainsi les rendements sont plus faibles mais la fibre récoltée est plus souple, plus douce et plus agréable à porter.


Lorsque le fruit du coton s’ouvre, il libère des graines et une touffe de fibre blanche. C’est cette fibre qui est utilisée pour la confection du tissu. Plus elle est longue, meilleure est la qualité du coton.


Transformation de la fibre du coton en fil


Pour commencer le coton est récolté puis il est séché au soleil pendant plusieurs jours. Par la suite on fait passer le coton dans une égreneuse : la fibre est alors séparée de la graine (égrenage) et les impuretés sont éliminées de la fibre.


La fibre passe ensuite aux étapes de sa transformation en fil : le peignage (ou cardage), l’étirage et la filature.


Le peignage consiste à démêler et aérer les fibres pour les transformer en des longs rubans. C’est lors de cette étape que les fibres peuvent êtres mélangées (par exemple du coton avec du lin).


L’étirage consiste à étirer les rubans pour les regrouper en mèches régulières.

 

La filature consiste à faire subir aux mèches une torsion pour les affiner (en fil) et pour qu’elles soient plus résistantes.


Transformation du fil en tissu


L’étape du tissage consiste à assembler les fils sur un métier à tisser pour constituer le tissu.


Les fils sont alors entrelacés à angle droit. Pour cela un entrecroise les fils de chaîne (fils verticaux ou dans la longueur) et les fils de trame (fils horizontaux ou dans la largeur).


Ces entrecroisements de fils diffèrent (par exemple le plus classique : le fil de trame passe alternativement sur puis sous un fil de chaîne, et vice versa) et s’appellent des armures.


Ennoblissement du tissu


L’ennoblissement c’est le traitement des finitions. Il donne au tissu son aspect final. Il se divise en plusieurs étapes : le blanchiment, la teinture, l’impression et l’apprêt. S’il est traité biologiquement, aucun produit chimique et toxique n’est utilisé.


Le blanchiment consiste à préparer le tissu pour le rendre apte à être teint ou imprimé.


La teinture consiste à appliquer une couleur uniformément sur la surface du tissu. A noter que la teinture peut aussi être appliquée sur le fil, avant sa transformation.


Lors de l’impression la couleur est appliquée sur des zones définies pour créer des motifs. Il existe deux méthodes principales : l’impression pigmentaire avec des pigments et l’impression fixé-lavé avec des colorants.


Dans l’impression pigmentaire une pâte d’impression est appliquée puis séchée sur le tissu. Elle est ensuite fixée avec de l’air chaud. Les couleurs appliquées sont fidèles au rendu final. Ce type d’impression est moins coûteux que le fixé-lavé, mais la couleur s’use plus rapidement car les pigments ne sont déposés qu’en surface.


Dans l’impression fixé-lavé on dépose une pâte colorée sur des zones spécifiques du tissu, puis on la fixe grâce à l’humidité. Enfin on lave le tissu dans un bain pour enlever l’excédent de colorant. Contrairement à l’impression pigmentaire les couleurs vont se révéler au cours du lavage. De plus ce type d’impression est plus coûteux que l’impression pigmentaire, mais la couleur tient bien plus longtemps car les colorants pénètrent dans la fibre.


L’apprêt consiste à modifier la surface du tissu par des traitement mécaniques ou chimiques.


L’apprêt mécanique modifie l’aspect physique (donne de la brillance, de la souplesse, du relief…) et l’apprêt chimique modifie les propriétés (améliore la durabilité, l’entretien, le protège en fonction de sa nature, de son futur environnement…).


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